Arrêt cardiaque : appelez le 15 ou le 112, massez, défibrillez.
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L’utilisation d’un défibrillateur, nécessite-t-elle une formation ?

Par la rédaction Mon DéfibrillateurMis à jour le 7 octobre 2026

Longtemps réservé aux hôpitaux et aux secours, le défibrillateur sert à ranimer une personne victime d’un arrêt cardiaque soudain ou ACS. Grâce à l’intensité de l’énergie électrique délivrée, le rythme cardiaque revient à la normale. Il faut toutefois comprendre que l’efficacité du défibrillateur dépend de l’état de la personne. Dans certains cas, le cœur lâche malgré la défibrillation. En juin 2018, une loi concernant l’utilisation obligatoire du défibrillateur dans les ERP ou Etablissements recevant du public a été adoptée par le sénat. Ce qui permet d’augmenter les chances de survie des malades victimes d’arrêt cardiaque. Nous vous expliquons dans cet article, pourquoi est-ce que l’utilisation d’un DAE nécessite une formation.

Les différents types de défibrillateur

On distingue généralement deux types de défibrillateur. Le défibrillateur entièrement automatique ou DEA et le défibrillateur semi-automatique ou DSA. Pour le DEA, le déclenchement s’effectue automatiquement, tandis que pour le DSA, il faut que l’opérateur effectue lui-même l’enclenchement du choc électrique. Notons que depuis 2007, la loi a autorisé l’utilisation des défibrillateurs par le grand public. Le but est avant tout de sauver des vies. L’arrêt cardiaque inopiné touche 40 000 à 50 000 personnes par an en France, avec un taux de survie inférieur à 10 % : cette ouverture au grand public était indispensable.

Ce que dit la loi

Selon la loi promulguée en 2018, de nombreux ERP doivent être équipés d’un défibrillateur. Parmi les établissements concernés, on peut citer entre autres les structures accueillant les personnes âgées de plus de 25 personnes, les gares, les hôtels-restaurants, les établissements de soin ou encore les lieux sportifs.

Il faut toutefois comprendre que l’utilisation d’un défibrillateur doit respecter certaines règles. Concrètement, il faut savoir que le DAE détecte de façon automatique le rythme cardiaque de la victime. Après calcul, il délivre au myocarde, une décharge électrique afin de restaurer le rythme cardiaque du patient. Théoriquement, l’intensité du choc électrique doit prendre en considération l’impédance de la cage thoracique. Pour plus d’efficacité, l’action doit s’effectuer le plutôt possible avec l’intensité adéquate.

Se former : recommandé, pas obligatoire

L’utilisation d’un défibrillateur passe par plusieurs étapes. Après la mise en marche de l’appareil, on installe les électrodes, on évalue le rythme cardiaque et on délivre le choc électrique. C’est plus facile à dire qu’à faire, car ce n’est pas toujours évident de réaliser les gestes appropriés en situation de stress et d’urgence. Bien que la loi n’exige pas une formation défibrillateur obligatoire, il est nécessaire de suivre une formation si on veut réellement sauver des vies.

Vous devez savoir qu’il faut observer à la fois le patient ainsi que les différentes indications visuelles et vocales données par le défibrillateur. A la moindre hésitation ou erreur, on risque de perdre la personne à tout moment. Pour gagner en efficacité, une formation courte est donc fortement conseillée. Les associations agréées de sécurité civile, les centres de formation SST et de nombreux organismes proposent des sessions « gestes qui sauvent » de deux à quatre heures. Voir notre page formation défibrillateur.